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INFO GENERALE : Laura explore le temps
28/2/2018 9:57:00 (326 lectures)

À 24 ans, Laura Spaety fait figure d’ancienne dans l’effectif d’Achenheim/Truchtersheim. Elle a fait toutes ses classes dans le Kochersberg et s’apprête à défier une nouvelle fois l’équipe réserve de Metz.

Laura Spaety : « Ces gros carreaux en verre des douches m’ont marquée, c’est une des particularités du gymnase de Truchtersheim ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Laura Spaety : « Ces gros carreaux en verre des douches m’ont marquée, c’est une des particularités du gymnase de Truchtersheim ». PHOTO DNA – Ch.A.



Avec le club messin, Laura Spaety possède une belle histoire. C’est en effet un jour de janvier 2010 qu’elle avait fait ses premiers pas en équipe fanion en 16e de finale de la Coupe de France. C’était au gymnase de la Rotonde à Strasbourg, les gradins étaient pleins. Et, en face, il y avait la grande équipe de Metz.

« On dirait que je suis un dinosaure alors que je me sens encore jeune »

« Ce qui me reste et me restera toujours, c’est que l’on a rencontré un effectif de rêve, avec Amandine Leynaud, Allison Pineau et Cléopatre Darleux, par exemple. Je ne m’attendais pas du tout à être dans le groupe. Le matin du match, “Bénou” (Bénédicte Ducrocq, l’entraîneur d’alors) a annoncé les treize joueuses retenues avant d’ajouter “et Laura”. Sur le coup, on ne réalise pas bien, j’allais disputer mon premier match avec la “Une” contre la meilleure équipe du handball féminin français. »

Et Laura Spaety ne va pas rester sur le banc de touche, mais prendre part au jeu. « Et là, tu te retrouves en défense face à Allison Pineau. Je suis devenue blanche, je ne savais plus où j’étais. Sur la première action, j’arrive face à elle et je l’ai soulevée, mais sur la suivante j’ai pris un vent monumental. »

Assise dans la tribune de Truchtersheim ce soir d’entraînement, Laura Spaety vient de faire un bond dans le temps.

« C’était un super moment, c’était le début, j’avais quinze ans. Maintenant, on dirait que je suis un dinosaure alors que je me sens encore jeune, rigole-t-elle. J’ai l’impression d’avoir toujours été là. »

Là, c’est au centre sportif du Kochersberg. « Je devais même déjà y être avant ma naissance. Maman (Nicole) jouait, papa (Jean-Jacques) entraînait ou arbitrait. Cette salle, j’en connais les moindres recoins, c’est une seconde maison. Et ce qui est bien, c’est de voir l’évolution de tout. Je suis arrivée à Truchtersheim (THCL) , le club est devenu ATE (en entente avec Achenheim) avant de prendre le nom d’ATH. Maintenant, on a même nos photos accrochées dans le gymnase. Il y a dix ans, c’était inconcevable. On avait notre vieux terrain vert où personne ne voulait jouer, maintenant, on a une des plus belles salles de la poule. »

Si le jeu en Nationale 1 a progressé – « dans sa dimension physique surtout, les chocs sont impressionnants, la balle va plus vite, comme les courses vers l’avant » – son club de toujours a su s’élever lui aussi.

« Un grand coup de chapeau à tous les bénévoles »

« Il y a eu un changement de mentalité, on va davantage vers le spectacle. Il y a toujours eu du monde à nos matches, c’est plaisant quand on vient te voir. Mais là, le gymnase est plein tous les samedis, je trouve ça top. On offre une image différente en Alsace, on montre qu’il y a aussi du spectacle dans le handball féminin. Le club évolue vers la professionnalisation, mais il reste encore familial. Et je tire un grand coup de chapeau à tous les bénévoles, ce sont eux qui donnent cette dimension, c’est hyper important de continuer à s’appuyer sur ces valeurs des origines. »

Laura Spaety, qui évolue au poste de pivot, a connu la dernière montée de l’ATH en Division 2 en 2013 et se place en témoin idéal pour effectuer des comparaisons avec le cheminement actuel de son équipe, leader de sa poule de Nationale 1.

« Le point de convergence, c’est l’objectif. Le groupe, de l’intérieur, sait ce qu’il veut, où il veut aller et avance dans ce sens-là à l’entraînement comme en match. La différence, c’est la configuration puisqu’il y a deux montées. En 2013, on n’avait plus le droit de perdre un match. Aujourd’hui, on sent que les choses peuvent changer n’importe quand, on doit assurer à chaque sortie, se donner à 400 % jusqu’au 2 juin. Le championnat est plus homogène, il y a toujours de l’incertitude. »

Professeur d’EPS au collège Suzanne Lalique-Haviland de Wingen-sur-Moder, Laura Spaety a aussi changé d’emploi du temps. « Bien sûr, on ressent de la fatigue, on laisse beaucoup d’énergie au contact des élèves, dans les trajets quotidiens, mais on s’adapte assez vite à ce rythme. Et la grande différence, c’est que je n’ai plus besoin de réviser mes cours dans le bus en partant en déplacement. »

« On tisse un lien de grande sœur ou de marraine »

Mais, comme pour boucler cette exploration temporelle, celle qui a commencé le handball à six ans, s’occupe aujourd’hui tous les jeudis soirs de l’entraînement des moins de onze ans.

« J’adore être au contact des jeunes. Petite, la vie de la “Une” me passait à côté. Là, je me dis que ça doit être sympa pour elles et cela permet aussi de cultiver le côté familial. On ne vient pas que pour s’entraîner, on tisse un lien de grande sœur ou de marraine. Si ça se trouve, il y en a une qui prendra ma place. J’espère bien même ! »

La course du temps ne s’arrête jamais, celle de Laura Spaety a encore tout le loisir de joliment s’étirer en longueur, histoire de rajouter plus tard bien d’autres chapitres savoureux.


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