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INFO GENERALE : “Vika”, de feu et de glace
30/11/2017 20:13:00 (85 lectures)

Victoria Divak est venue dynamiser et enrichir le jeu d’Achenheim/Truchtersheim à l’intersaison. Avec son tempérament de gagneuse et son âme de leader, cette Russe de 24 ans a déjà trouvé sa place.

Victoria Divak, handballeuse douée et tatouée.  PHOTO DNA – Ch.A.

Victoria Divak, handballeuse douée et tatouée. PHOTO DNA – Ch.A.



Sur un terrain de handball, Victoria Divak se remarque. Un port altier, une démarche assurée, un regard noir acéré. Elle mêle technique de jeu séduisante, rapidité d’exécution et détermination sans faille. Un ensemble d’éléments façonnés au cours d’un parcours marqué par la rigueur et l’exigence.

Si elle est née en Finlande au hasard des tribulations de Viktor, son père footballeur, c’est à Volgograd, l’ancienne Stalingrad, que “Vika” a grandi.

« C’est une très grande ville, historique, avec la célèbre statue de la Mère-Patrie. Elle est aussi réputée pour son école de handball, le Dinamo a été douze fois champion de Russie. »

« C’est plutôt le handball qui m’a choisie »

C’est là qu’elle fera ses classes, « progressant par étapes », jusqu’à obtenir trois titres nationaux. Mais, de 7 à 11 ans, son premier sport était la gymnastique rythmique.

« C’est joli, c’est féminin, on porte de belles tenues, mais c’est une discipline très stricte. J’étais spécialisée dans les massues et le ruban. Mais ma maman, Svetlana, qui a été une grande basketteuse, a remarqué que je commençais à m’ennuyer, l’entraînement est très monotone. Je voulais bouger plus. Mon coach n’avait pas envie que je parte, j’avais les capacités pour réussir, sauf que je mangeais trop », rigole-t-elle.

Alors, lors des après-midi laissés libres dans le système scolaire russe, Victoria Divak va essayer autre chose, le volley, le basket… Jusqu’au passage de Tatiana Drogilina.

« Elle a organisé des tests physiques que j’ai plutôt bien réussis. Le handball n’était pas encore très connu à ce moment-là, mais j’ai vite compris qu’il y avait tout dans ce sport, des courses, de la vitesse, de la bagarre, des contacts. Je n’ai pas vraiment choisi le handball, c’est plutôt le handball qui m’a choisie. »

« Il n’est pas méchant, il est très impulsif »

Mais le coup de foudre va se prolonger. « Un jour, on devait écrire un texte sur le handball, se remémore cette arrière droite droitière. Les autres filles avaient écrit quelques lignes, moi plusieurs pages. Je me souviens d’avoir dit que j’étais alors une toute petite étoile qui, un jour, serait grande. »

L’éclat des débuts demande maintenant de gros efforts. Dès ses 12 ans, elle se lève tous les jours à 6 heures pour aller s’entraîner avant de filer à l’école et de retourner au gymnase.

« En 2015, quand j’ai aussi terminé mes études d’architecte, c’est la première fois de ma vie que j’ai eu des vacances. Un mois d’affilée ! »

Quand le Dinamo connaîtra des soucis financiers, Victoria Divak rejoint le Kuban Krasnodar fin 2014. Pour se confronter à un entraîneur pas comme les autres, Evgueni Trefilov, également sélectionneur national. Dont la voix de stentor résonne encore à ses oreilles.

« C’est vrai, il crie beaucoup, rigole-t-elle. Mais il n’est pas méchant, il est très impulsif et c’est aussi quelqu’un de très marrant et un bon entraîneur pour qui seule la victoire compte. »

L’été dernier, Victoria Divak a décidé de quitter Krasnodar – « Au Dinamo, on était une équipe très soudée pour avoir grandi ensemble, là ça changeait tout le temps » – pour tenter l’aventure à l’étranger. « J’avais envie de voir autre chose. »

« Prête à tout pour faire gagner l’équipe »

Le hasard et les circonstances l’ont conduite en France, en Alsace, à l’ATH. « C’est une expérience très forte, raconte cette passionnée de manucure et de shopping. J’apprends plein de choses, je suis contente d’être venue. La vie ici me plaît énormément, j’aime beaucoup Strasbourg. Les gens sont plus sympas, plus ouverts. En Russie, on est plus distant. Si on ne se connaît pas, on ne se dit pas bonjour et, surtout, on ne se fait pas de bises. »

Reste encore à rompre la barrière de la langue. Pour l’aider, Alena Lenz – « ma sœur, ma meilleure amie, heureusement qu’elle existe » – n’est jamais loin, tout près même comme ce soir d’entraînement dans la tribune de Truchtersheim.

Si le parler français reste très mystérieux, elle connaît d’autres langages universels pour faciliter son adaptation. Comme celui du handball.

« Sur le terrain, il n’y a pas besoin de trop s’exprimer. Je sais jouer et je suis prête à tout pour faire gagner l’équipe. » Comme celui de la cuisine. « Il ne faut surtout pas me parler de régime, énonce-t-elle d’un grand état de rire. J’ai déjà goûté la choucroute, j’ai beaucoup aimé, il faut que j’essaie la tarte flambée. J’aime aussi cuisiner, les gâteaux ou le bortsch, une sorte de soupe avec des betteraves rouges. »

Depuis quelques semaines, son compagnon, Sergey, kiné de métier en quête d’activité, l’a rejointe. « J’espère rester ici plusieurs années.  »

Sur le terrain, Victoria Divak a déjà convaincu tout le monde.


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