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INFO GENERALE : Lucie n’a pas choisi
1/11/2017 9:09:00 (431 lectures)

Lucie Baumgarten joue en Nationale 1 avec Achenheim/Truchtersheim, mais vient aussi d’entamer des études de haut niveau. Itinéraire d’une jeune femme qui n’a pas voulu choisir.

Lucie Baumgarten navigue entre action et réflexion.  PHOTO DNA – Ch.A.

Lucie Baumgarten navigue entre action et réflexion. PHOTO DNA – Ch.A.



Ce mardi soir d’entraînement dans la tribune de Truchtersheim, Lucie Baumgarten fait un peu la moue quand elle annonce son résultat au Bac S obtenu en juin dernier. Si sa « mention Bien » la satisfait, elle espérait secrètement atteindre l’échelon au-dessus. Et n’allez pas croire que c’est par forfanterie, non, c’est autre chose.

Désormais engagée en classe préparatoire ECS (économique et commerciale, option scientifique) au Lycée international des Pontonniers à Strasbourg, l’arrière gauche de l’ATH a une vision qui se porte plus loin.

Alors, commençons d’abord par remonter le fil des années précédentes pour en comprendre le cheminement.

« On accepte, il y a d’autres choses à vivre »

Née à Strasbourg un jour de mars 1998, Lucie Baumgarten a grandi à Hochfelden, choyée par ses parents Véronique et Christophe – « Ils m’ont soutenue dans tous mes projets, c’est grâce à eux si j’ai pu suivre mes rêves », entourée de ses trois sœurs Manon, Juliette (l’autre handballeuse de la famille) et Charlotte.

Formée à la belle école du HDH (Hochfelden/Dettwiller) depuis ses neuf ans, suivie de près par « Ghislaine Caspar et Claude Meier », la jeune Lucie, cousine de Yannick Ludwig qui joue à l’ESSAHB (N1), progresse bien vite, notamment à l’école de la mixité.

« J’aimais bien jouer avec les garçons au début, leur voler un ballon et aller marquer un but, rigole-t-elle. Ce qui est sympa ensuite, c’est de découvrir la notion de collectif, de se forger un esprit de groupe. On apprend à grandir dans un autre environnement que celui de l’école. »

Un an après avoir rejoint le Pôle Espoirs de Strasbourg où elle sera quatre ans en internat – « J’en garde de superbes moments, de beaux souvenirs » –, c’est à l’ATH qu’elle pose son ballon en 2014, d’abord en Nationale 3, puis en Nationale 1 depuis la saison dernière.

« Mes journées sont chronométrées à cinq minutes près »

« J’avais envie de voir jusqu’où je pouvais aller. Le handball a commencé à prendre plus de place dans ma vie avec mon entrée au Pôle. À partir de là, j’étais totalement investie. Cela me permettait d’avoir un objectif, un projet partagé avec d’autres filles, quelque chose qui me tenait à cœur à l’adolescence, à un moment où on se cherche. Cela m’a fait très vite grandir. »

Au point d’atteindre l’équipe de France, d’abord Cadettes, puis Jeunes, pour participer aux qualifications à l’Euro en 2015, mais l’aventure s’arrêtera là.

« S’il y a meilleure que soit, on ne peut pas parler de frustration. À un moment donné, on accepte. Il y a d’autres choses à vivre. L’équipe de France, c’est extraordinaire, mais pour moi, ce n’était pas une fin en soi. »

C’est à ce moment-là que deux ambitions commencent à se mêler dans l’esprit de Lucie Baumgarten.

« Étant jeune, on vise le haut niveau. Après, je me suis rendue compte que les capacités ou même l’envie pouvaient parfois manquer. Alors, je me suis dirigée vers un double challenge. Évoluer au handball à un niveau convenable, qui me satisfait, tout en réussissant mes études. Généralement, il faut choisir l’un ou l’autre. Les études sont maintenant devenues plus importantes, mais je ne pouvais pas arrêter le hand… »

Alors, Lucie Baumgarten s’est organisée. Elle qui bénéficiait d’horaires aménagés doit désormais composer avec un emploi du temps millimétré. Les cours de 8 à 18 heures, puis l’entraînement dans la foulée. Jour après jour.

« Je rentre chez moi vers 20h45 et j’ai encore deux à trois heures de travail après. Normalement, tu ne fais que ça. C’est dur, ça demande beaucoup d’organisation, mes journées sont chronométrées à cinq minutes près. Mais pour l’instant, ça va, j’arrive à m’y épanouir. »

Les études sont devenues son autre défi, envisagées comme une autre compétition. « Ce que j’aime, c’est apprendre, acquérir des bases, une culture générale tout en faisant preuve de réflexion sur certains sujets. Je suis curieuse de nature et ça me plaît. »

Dans un premier temps, c’est le concours de Sciences Politiques qu’elle vise et pour lequel elle se prépare assidûment depuis quelque temps déjà.

« J’aime chanter, cela montre que je suis de bonne humeur »

Mais si, à 19 ans, Lucie Baumgarten choisit ses mots avec soin, si elle apprend avec gourmandise et sérieux chaque jour de nouvelles choses, elle possède aussi d’autres facettes.

« J’aime bien faire la cuisine. Avec ce qu’il y a dans le frigo. Mais aussi les lasagnes ou les viandes en sauce. Et puis j’aime chanter aussi. Cela montre que je suis de bonne humeur. Du coup, j’ai tendance à en abuser… » En ce moment c’est Shape of You d’Ed Sheeran qui lui trotte dans la tête.

Le monde de Lucie tourne autour de plusieurs planètes. La plus ronde d’entre elles ressemblerait étrangement à une petite balle de cuir…


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