MS=ms70786492
*
TOP_2015

Menu
INFO GENERALE : Côté cours
5/10/2017 9:37:00 (220 lectures)

S’épanouir dans son sport tout en réussissant ses études et son accession à la vie professionnelle n’est pas chose aisée. Quatre handballeuses évoluant à Achenheim/Truchtersheim (N1) témoignent.

Dalila Abdesselam, Manon Hemmerlin, Wendy Obein et Margaux Cintrat (de gauche à droite) mènent une triple vie.  PHOTO DNA – Ch.A.

Dalila Abdesselam, Manon Hemmerlin, Wendy Obein et Margaux Cintrat (de gauche à droite) mènent une triple vie. PHOTO DNA – Ch.A.



Autour du cercle ce soir d’entraînement, quatre sportives qui, depuis leur plus jeune âge, ont pris l’habitude de vivre deux vies sans vraiment s’en rendre compte. Celle du jour dans les salles de cours, celle du soir dans les gymnases.

Après des parcours différents, elles ont choisi la voie de l’alternance pour s’imaginer une future vie professionnelle, tout en ayant l’ambition sportive d’accéder en Division 2 avec l’ATH.

Wendy Obein (31 ans) vient de démarrer un BTS Management des unités commerciales avec le magasin Décathlon de Geispolsheim, Dalila Abdesselam (24 ans) a obtenu un BPJEPS Activités physiques pour tous, Manon Hemmerlin (22 ans) suit une Licence professionnelle Génie civil construction et bâtiment en lien avec la Société Kiffel et Margaux Cintrat (21 ans) un Master Responsable commercial et marketing avec La Poste.

Ces quatre jeunes femmes ont déjà derrière elles une journée de cours ou de travail. Dialogue en trois thèmes pour décrire un mode de vie pas comme les autres ou comment un parcours singulier peut devenir un atout dans le monde de l’entreprise.

Les études

– Margaux Cintrat : Elles sont importantes à partir de maintenant.

– Dalila Abdesselam : Depuis toujours, c’est une gestion de vie pour nous.

– Manon Hemmerlin : Je n’ai jamais voulu arrêter.

– Wendy Obein : Avant le Bac, c’est normal.

– M.C. : Oui, mais les études n’ont pas toujours été au premier plan.

– D.A. : En centre de formation, on “vend” les deux, il faut réussir sur les deux plans, les études et le handball, ça rassure les parents, mais ce n’est pas facile d’assumer les deux.

– W.O. : Pour réussir, il faut un diplôme. On peut y arriver sans, mais à un moment, ça va bloquer.

– M.H. : Ça occupe et ça libère la tête aussi. C’est important d’apprendre, d’avoir l’impression de se coucher moins bête chaque soir.

– M.C. : De voir autre chose que du hand aussi.

– M.H. : Oui, on croise des gens dont on a l’impression qu’ils ont une vie normale. Et on peut s’échapper du milieu, voir plus loin que sa petite tendinite.

– D.A. : C’est un autre environnement social, c’est clair.

– W.O. : Dans la vie, plus tu as le temps, moins tu en fais et inversement. Moi, je me sens mieux comme ça en menant les deux. Tu es encore plus carrée dans ta vie.

– D.A. : Dans une journée, il y a plusieurs choses différentes.

– W.O. : Et on apprécie d’avoir parfois une soirée de libre pour faire ses courses ou son ménage.

Le handball

– W.O. : On aime toutes le sport, de vivre l’appartenance à une équipe, à un projet.

– D.A. : On se fait des amis.

– M.H. : On se retrouve avec des gens qui pensent comme nous. Avant, mes copines étaient toutes petites, c’est en arrivant au Pôle que j’ai croisé d’autres “Golgoths”. Les sportifs, on a une autre mentalité, on fait un peu “secte”. On arrive peut-être à mieux gérer la pression, à mieux ordonner les priorités.

– W.O. : On est plus mature aussi, on est toutes parties tôt de la maison, à quatorze ans, pour se retrouver souvent en internat.

– D.A. : On devient rapidement plus autonome, on développe d’autres valeurs que celles qu’on a apprises. L’entraînement au Pôle, c’était deux fois par jour.

– M.C. : Matin et soir.

– M.H. : Et entre-temps, il y avait les cours.

– D.A. : Quand j’y repense, je me dis qu’on ne se rendait pas compte des choses, de ce rythme. Pendant que les autres allaient en ville, nous, on filait à l’entraînement. On ne se posait pas de question, c’est plus tard que c’est parfois devenu frustrant.

– M.H. : Parfois on se dit “mais ça t’apporte quoi tout ça”. Et après on s’imagine une vie sans sport. C’est bien d’avoir une semaine de libre, mais tout le temps, impossible.

– D.A. : On savoure plus les choses quand elles sont moins fréquentes, comme de pouvoir aller au ciné un soir.

L’alternance

– W.O. : C’est clairement ce qui m’a décidé à venir à l’ATH. J’avais envie de commencer à travailler, surtout à mon âge, d’avoir une expérience professionnelle.

– D.A. : On ne joue pas en D1, on n’est pas “pro”. On prend vite conscience que l’on a besoin d’autre chose que d’une balle.

– M.H. : Pour une future embauche, c’est important d’avoir déjà une expérience professionnelle.

– W.O. : Cela ne rend pas forcément plus libre, au contraire, cela fait trois choses à penser, trois secteurs où se donner à 100%.

– M.C. : Mais l’alternance, ça offre un truc en plus.

– M.H. : Autant on pouvait parfois manquer un cours, autant on ne peut pas manquer une journée de boulot. On n’a pas le temps de se poser.

– D.A. : Les journées sont “speed”. On est parfois fatigué, on a moins envie d’aller s’entraîner. Je pars de chez moi à 7h, je rentre à 20h30 et encore, parce que j’habite à Truchtersheim.

– M.C. : Oui pour nous, c’est du 7h-21h. Le lundi et le mardi à l’école, les mercredi, jeudi et vendredi en entreprise.

– M.H. : Moi, c’est cinq semaines à l’école et douze semaines en entreprise, dans le bâtiment, c’est important d’avoir un suivi.

– W.O. : Et ensuite, on a entraînement tous les soirs.

– M.C. : À force, on a l’habitude, on prend le rythme.


Retour Version optimisée pour imprimer Envoyer cet article à un(e) ami(e) Version optimisée pour imprimer
 
Les articles et commentaires publiés ici sont sous la responsabilité, sans restriction de l'auteur respectif.
bottom_logos_webmaster
FFHB LFH LNH LAHB site Handball 67 site HAND Zone Localisation des gymnases de hand avec GO'HAND
© Graphique et Design : WORLDSOFT-CMS-Website - Site optimisé  pour IE - Mozilla - Chrome - Safari
Webmasters: •  ATH • Guy Lagache  •
  Dominique Lagache
Pseudo :
User-Login
Votre E-mail