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INFO GENERALE : Un nouvel équilibre
11/9/2017 16:21:00 (277 lectures)

Wendy Obein a posé son sac en Alsace pour garder le but d’Achenheim/Truchtersheim, tout en cherchant à se bâtir une nouvelle vie après un riche parcours de handballeuse itinérante.

Wendy Obein : « Être gardienne de but, c’est comme pratiquer un sport individuel dans un sport collectif ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Wendy Obein : « Être gardienne de but, c’est comme pratiquer un sport individuel dans un sport collectif ». PHOTO DNA – Ch.A.



Le parcours de Wendy Obein est à envisager comme un cheminement vécu au rythme des rebonds d’une petite balle de cuir. Cette balle qu’elle prenait déjà plaisir à écarter des filets lors des premières années passées près de Lille, à Bondues, dans le sillage de sa grande sœur, Joy. « J’ai tout de suite aimé cette sensation d’arrêter un tir et je l’aime toujours. »

« Ce n’était pas mon rêve d’être professionnelle »

Mais, au départ, il a malgré tout fallu faire un premier choix, car le judo a tenté de la retenir par la manche. « J’étais ceinture bleue, je faisais des compétitions régionales. J’ai parfois regretté d’avoir arrêté, mais c’est un sport vraiment très difficile où il est compliqué de réussir. Le handball, c’est un peu plus féminin, il y a l’esprit d’équipe et les matches le week-end. »

Cette double culture s’est néanmoins infusée dans ses gestes d’aujourd’hui. « Au judo, je n’étais qu’avec des garçons et même souvent avec des adultes, un peu en décalage avec le monde. Cela m’a enseigné la combativité. J’ai aussi appris à tomber. Dans le but ça m’a beaucoup aidée. »

Les tatamis vont rester dans le Nord, la route de Wendy Obein – son prénom lui vient de Peter Pan apprécié de sa maman – se prolonge à Metz, ses 15 ans à peine fêtés, en sport-études, puis à Fleury en centre de formation trois saisons plus tard. Et tout va aller très vite, très haut, ses mains forcément baladeuses commençant à lui bâtir un destin singulier.

Au point, très tôt, de lui faire porter le maillot bleu, celui de la grande équipe de France « six ou neuf sélections, je ne sais pas » sans toutefois disputer de grande compétition internationale. « Ce n’est pas du tout une frustration. »

Il est temps alors d’énoncer avec douceur un étrange paradoxe. « Ce n’était pas mon rêve d’être professionnelle, de jouer à haut niveau. Cela s’est fait naturellement. »

Après Metz (3 ans) et Fleury (5 ans), sa route la mènera à Bera Bera en Espagne (1 an), puis à Nantes (5 ans).

« Bouger, changer de ville, m’a apporté de la maturité en devenant autonome. Changer de club en France n’est déjà pas facile, mais aller à l’étranger permet d’apprendre beaucoup sur soi. Tu te sens parfois seule. Quand je suis arrivée en Allemagne, je ne parlais pas un mot d’allemand. »

Car l’Allemagne, le club de Metzingen plus précisément, c’est la dernière grande aventure de Wendy Obein, commencée en janvier 2016. Après un retour de blessure, son temps de jeu devenant dérisoire à Nantes, elle y est arrivée comme joker médical.

« Ce n’était pas prévu, j’ai pris ma décision en quelques heures. Trois jours plus tard, j’y étais. Et s’il y a un club à retenir, c’est celui-là. Au niveau de l’ambiance, de l’atmosphère dans le club, du public, c’est un autre monde. En un an et demi, il n’y a eu que du positif, 2e et 3e du championnat, 2e de la Coupe d’Europe, deux Coupes d’Allemagne, j’ai vécu une expérience humaine et sportive vraiment super. »

Cet été, plutôt que de s’engager une nouvelle fois ailleurs, en Allemagne ou en Roumanie où les pistes étaient précises, Wendy Obein a décidé de prendre un autre virage. « Je vais bientôt avoir 31 ans, à un moment donné, il faut se poser. J’ai un peu cette crainte de l’après-carrière. Aurélien (Duraffourg) et David (Cochin) m’ont contactée en me proposant une reconversion et un bon projet sportif, la montée en D2. J’ai fait le choix le plus sérieux. »

« Un bon potentiel et des filles bosseuses »

Elle qui a déjà suivi un BTS Tourisme à Fleury et qui possède son BPJEPS a choisi un BTS Management des Unités Commerciales en alternance avec le magasin Décathlon de Geispolsheim. « C’est un changement de rythme. Avant, le handball était mon travail, il y avait du plaisir, mais le côté professionnel prenait le dessus. Là, ce sera plus du plaisir. C’est une décision qui n’a pas été facile à prendre, mais c’est la meilleure pour mon équilibre de vie. J’ai assez voyagé. Maintenant, j’ai besoin de stabilité. »

À l’ATH, tout est en place, elle y a même retrouvé Awa Diop, croisée à Nantes. « Il y a une bonne ambiance dans l’équipe, un bon potentiel et des filles bosseuses. On a tout pour réussir, mais il faut du temps. »

À travers ses voyages et son sport, Wendy Obein a appris plein de choses, des langues et des coutumes, des gestes et des célébrations. Et découvert quelques certitudes. « Quand je suis bien quelque part, je n’aime pas changer. » Dans le Kochersberg s’ouvre une nouvelle tranche de vie. Elle est espérée joyeuse et studieuse. Née pour durer…


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