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INFO GENERALE : L’envol de Charlotte
1/6/2017 18:23:00 (480 lectures)

Charlotte Kieffer va disputer samedi soir son dernier match sous les couleurs de l’ATH (N1). Cet été, elle part tenter sa chance au centre de formation de Metz.

Charlotte Kieffer : « Je veux voir jusqu’où je peux aller ».  PHOTO DNA – CH.A.

Charlotte Kieffer : « Je veux voir jusqu’où je peux aller ». PHOTO DNA – CH.A.



Longtemps, Charlotte Kieffer a contemplé le monde d’en haut. À une certaine altitude.

« J’ai toujours été la plus grande, rigole-t-elle. Je me disais parfois que les autres n’allaient jamais grandir. Et puis Sarah Muller m’a suivie. On rigolait souvent de ma taille, on me désignait comme la grande perche ou d’autres trucs, ça m’énervait parfois. Et puis c’est devenu un avantage. »

« Je suis vite passée de dix buts à zéro »

Sa taille (1,85 m) est le premier atout visible de l’arrière gauche de l’ATH. Elle lui donne une supériorité tangible dans un jeu où il est important de pouvoir passer au-dessus d’une défense. Mais plus on avance, plus il faut être capable de montrer autre chose et afficher son caractère lorsque les premières difficultés surgissent.

« Passer des moins de 18 ans à la Nationale 3 s’est fait naturellement, on était presque le même groupe avec des “vieilles” comme “Dgé” (Géraldine Witz) ou “Caro” (Schneider) pour nous aider à avancer. J’étais dans mon confort. Mais, en arrivant en N1, je suis vite passée de dix buts à zéro. »

Charlotte Kieffer a grandi à Behlenheim, situé à un jet de ballon de Truchtersheim, a commencé le hand au centre sportif du Kochersberg en même temps qu’elle pratiquait l’équitation. Elle a franchi les étapes sous le regard protecteur de ses parents, Christian et Marie-Christine, deux anciens handballeurs, la N3 à 15 ans, la N1 à 17. Mais là, il a fallu chercher autre chose.

« En Nationale 1, tout est plus dur. Il faut se forger un physique. J’étais grande, mais ça ne suffisait pas. J’avais l’avantage de la taille, mais pas celui de l’expérience. Mon tir de loin ne passait plus, les espaces étaient moins grands, les gardiennes plus fortes. Mais des filles m’ont donné envie d’avancer, comme “Dilou” (Dalila Abdesselam) , Awa (Diop) ou “Sally” (Kristyna Salcakova). »

« Les voir contents et fiers »

Alors, c’est à travers son travail défensif que Charlotte Kieffer va trouver sa place et sa façon de se livrer. « C’est un moment où tout le monde participe, où personne ne peut se cacher. C’est là où l’on voit la hargne. Ce que j’aime, c’est piéger l’adversaire, essayer de savoir ce qu’elle va faire. Et ce qui est intéressant ce sont les connexions que l’on peut avoir avec les autres, comme avec Manon (Hemmerlin). On forme un bon duo. »

Celle qui va bientôt passer son Bac S avant d’entamer un DUT Gestion des entreprises et des administrations, est passée par toutes les équipes de France : cadettes, jeunes et juniors. « Ça me fait grandir, on voit d’autres modes de jeu, on apprend de nouvelles choses. Les entraînements sont plus durs, plus intenses, les semaines plus courtes et il y a beaucoup plus de concurrence. En fait, on ne réalise pas vraiment que l’on représente la France. Il y a la fierté d’être parmi les vingt “meilleures” de notre génération, mais c’est plus vis-à-vis de mes parents, de mes amis que je la ressens. Les voir contents et fiers me fait encore plus ressentir le plaisir d’y aller, de profiter et de combattre. »

Samedi soir, Charlotte Kieffer, qui apprécie de passer du temps avec son copain, Anthony Abbey, handballeur à l’ESSAHB – « Il m’aide à rester zen » –, et ses amis – « pour un restaurant ou un cinéma » –, va vivre un moment particulier.

« Quitter l’ATH, ça va me faire bizarre. Je suis contente d’être dans ce club à l’esprit familial, je connais beaucoup de monde ici, j’avais mes marques. Il va falloir quitter le staff, Aurélien (Duraffourg) , un bon entraîneur qui m’a fait progresser, et “Fred” (Fritschmann) que j’avais déjà en moins de 18 ans. Ce dernier match, ça commence tout doucement à approcher… »

« Cela dépendra de moi »

Il faudra soigner les au revoir. Y puiser de la force et de la confiance. Car, à la rentrée, c’est un autre défi qui l’attend à Metz. « J’ai hésité, mais j’avais envie de changer d’air, de style, de voir quelque chose de nouveau. D’un côté, j’ai hâte de savoir comment je vais m’intégrer avec un nouveau jeu, de nouvelles personnes, un nouvel entraîneur. De l’autre, j’ai quand même un peu peur. Est-ce que je vais me sentir bien, le jeu va-t-il me correspondre, vais-je arriver à me faire ma place ? Cela dépendra de moi. »

En tout cas, c’est un passage quasi obligé. « Je veux voir jusqu’où je peux aller. Parfois, je me prenais la tête après un mauvais match ou un mauvais entraînement, mais maintenant, prendre du plaisir est le plus important. J’aimerais aller jusqu’au bout, arriver au haut niveau, à la D1. On avance tous pour ça. Mais je veux d’abord continuer à progresser. »

L’important sera de conserver les émotions des débuts lorsque le handball n’était qu’un jeu partagé avec ses copines, ce « sport d’équipe qui me correspondait le plus », avant de devenir un point d’équilibre, « pour me vider l’esprit, me libérer ».

À 19 ans, on devient un peu sérieux, mais pas trop non plus. Malgré les exigences qui s’élèvent, Charlotte Kieffer va tenter de garder un peu de légèreté pour grandir encore loin du Kochersberg avant, peut-être, « de revenir » un jour.


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