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Feb 11 2019

Si près du but durant des semaines, Achenheim/Truchtersheim est désormais assuré à la fois du maintien et de disputer les play-offs. Un résultat obtenu avec panache qui ne doit rien à personne

Pour les joueuses de l’ATH, cette saison est d’ores et déjà réussie.  PHOTO DNA – Franck KOBI

Pour les joueuses de l’ATH, cette saison est d’ores et déjà réussie. PHOTO DNA – Franck KOBI

« Ça vient de tellement loin » Aurélien Duraffourg, l’entraîneur de l’ATH, n’a plus beaucoup de voix, son refroidissement du moment n’en est sans doute pas la seule raison.

On a beau avoir réussi une magnifique entame de saison, déjoué les pronostics, brillé face à plus costaud, on a toujours besoin d’une confirmation. Et de pouvoir se délester du poids de cette tension accumulée.

« L’émotion de Laura Spaety et Manon Lhou Moha »

« Cinq ou six occasions sont passées lors des dernières semaines. Je suis très, très content de ne pas avoir à jouer une finale contre Sambre Avesnois samedi. »

Dans cette fin de première phase complètement folle, le promu aurait par exemple pu bénéficier d’un coup de pouce du Havre ou de Saint-Maur (qui jouait deux heures plus tôt) lors de cette journée, il n’est jamais arrivé.

« Ça fait partie du sport. On avait décidé de ne pas donner ce résultat aux filles, on avait besoin d’être maître de notre destin. »

La satisfaction n’en est que plus grande. C’est sur le terrain, en avançant de leurs propres forces, que les “Pirates” du Kochersberg sont allées conquérir un nouveau navire. En bord de mer, forcément.

Cette neuvième victoire (en treize matches) a été obtenue après une partie conquérante dans ce contexte qui n’était pas le plus simple. « On a dominé notre sujet, c’est plutôt intéressant. »

Mais l’histoire de cette heure de jeu, ce sont bien d’autres choses aussi. « Il s’est passé plein de petits trucs agréables. Comme l’émotion de Laura Spaety et Manon Lhou Moha après le match faisant écho à ce qui s’était passé il y a cinq ans (la descente immédiate après être monté en D2). »

De jolis symboles

Sur le terrain, il y a eu la générosité des valeurs sûres, comme Dalila Abdesselam ou Margaux Cintrat. Il y a également eu le souffle donné par les absentes, Wendy Obein – « à laquelle on pense beaucoup » –, Mathilde Plotton, Émilie Pfaadt ou encore Mathilde Ziegler.

« Et il y a eu plein de petits symboles. Kafiné Bamba marque le dernier but de la partie et Camille Cavaliere la termine au but. » Les deux plus jeunes du groupe ont parfaitement su ponctuer la soirée, lui donnant encore plus de relief.

« Le résultat d’une volonté commune »

L’ATH vient de réussir là où tout le monde (ASPTT, ELFES, ATH) avait échoué depuis plus de vingt ans dans l’histoire récente du handball féminin alsacien : se maintenir au deuxième échelon national (*).

Cette aventure a été savamment préparée avec Aurélien Duraffourg en maître d’œuvre qui a su former un groupe de joueuses aptes à relever ce formidable défi. « C’est le résultat d’une volonté commune, il y a plein de personnes à citer, raconte le coach. Évidemment, d’abord les joueuses qui ont fait preuve d’un engagement total, comme l’ensemble du staff technique. »

Mais la vie d’un club va bien au-delà du terrain de jeu. « Les dirigeants, les bénévoles, David (Cochin, le président) et son bureau, tiennent un rôle surtout pas négligeable dans cette réussite. Elle vient aussi récompenser tous les partenaires qui se sont engagés à nos côtés. »

C’est le moment de savourer ce joli travail accompli, samedi soir, il sera doux de partager tout cela avec le public de Truchtersheim.

« C’était dur, mais c’était bien, termine Aurélien Duraffourg. Maintenant, soyons humbles, mais espérons aussi davantage de considération pour le sport féminin alsacien. » Ce groupe-là, assurément, la mérite…

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