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Dans l’effectif d’Achenheim Truchtersheim, c’est Dalila Abdesselam qui détient les clés du jeu, faisant circuler le ballon avec bonheur pour mettre en valeur ses coéquipières.

Dalila Abdesselam : « J’espère qu’il y aura de plus en plus de monde pour nous soutenir, parce qu’on le mérite ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Dalila Abdesselam « J’espère qu’il y aura de plus en plus de monde pour nous soutenir, parce qu’on le mérite » Photo DNA – Ch.A.

Lorsqu’elle était arrivée en Alsace, depuis son Rochefort natal, un jour de juillet, Dalila Abdesselam avait emmené dans ses bagages quelque chose de très précieux. Une certaine idée du jeu. Un certain sens de l’esthétique.

« Ce que j’aime dans le handball, ce sont les relations fines, quand c’est fluide et joli à voir, disait-elle alors. Chercher les relations entre joueuses, évoluer intelligemment. »

« J’étais quelqu’un de réservé, j’ai su m’ouvrir »

Deux ans et demi ont passé, match après match, la demi-centre de l’ATH est restée fidèle à cette quête. « Ah, le beau jeu, si on pouvait l’atteindre, souffle-t-elle avec bonne humeur ce soir d’entraînement de janvier. Mais il est là par intermittence. »

Car, forcément, cela demande de la persévérance, cela justifie aussi le choix audacieux effectué alors. « J’étais venue ici pour grandir, pour me mettre dans l’inconfort loin de ma famille et de mes amis. J’ai peut-être changé ma façon d’être. J’étais quelqu’un de réservé, j’ai su m’ouvrir aux gens qui m’entourent. J’ai fait de belles rencontres qui m’équilibrent, comme les Schuhmacher qui sont là pour moi. Je ne regrette pas du tout mon choix, aujourd’hui je sais pour quoi je l’ai fait. »

Au fil des saisons, Dalila Abdesselam et l’ATH ont grandi ensemble dans une belle complicité.

« Ma relation avec le staff (Aurélien Duraffourg et Frédéric Fritschmann) est une relation de confiance, plus les mois passent, plus elle se solidifie. J’ai changé ma façon de voir le handball. Aurélien me responsabilise et me laisse exprimer mon petit grain de folie. Je peux faire une passe dans le dos sans me “faire fâcher”, rigole-t-elle. Je me sens bien sur le terrain, bien dans mes baskets. »

« Je prends plaisir à jouer dans la difficulté »

À force de travail et d’inspiration, comme toutes ses coéquipières, elle a su s’élever pour briller en Division 2. Au point d’être la deuxième meilleure buteuse de la poule.

« Le jeu est beaucoup plus engagé et c’est toujours plus enrichissant, valorisant de se battre ensemble pour gagner à la fin. Je prends plaisir à jouer dans la difficulté. Il y a tout un travail tactique à mettre en place, une vraie réflexion pour découvrir comment piéger chaque défense. »

À force d’évoluer avec justesse et sans complexe, Achenheim/Truchtersheim, le promu, est leader de sa poule.

« Nous sommes des compétitrices et nous sommes complémentaires. À chaque poste, une fille apporte quelque chose de différent. Si nous arrivons à gérer les moments de “crise” pendant les matches, c’est aussi que nous avons de la profondeur de banc. Mais le groupe n’est pas au bout de son potentiel, nous n’avons pas encore exploité toutes nos capacités. »

Et c’est ce qui est intéressant dans l’histoire de cette équipe qui fait preuve à la fois de maturité et de fraîcheur.

« Pour continuer à gagner des matches, il faut garder la tête sur les épaules. Pour le moment, on a fait le travail, des exploits aussi, mais on n’a pas encore confirmé. »

Samedi soir face au Havre, l’équipe la plus prestigieuse de la poule, se présente une belle occasion de le faire. À l’aller, l’ATH avait fait plier cet ancien pensionnaire de l’élite qui entend bien y retourner.

« Ce sera le match pour la première place, un combat physique, mental et tactique. Nos adversaires auront à cœur de faire respecter une certaine hiérarchie. Mais il y a une chose très importante, nous serons chez nous. J’espère que le complexe du Kochersberg sera plein et bruyant pour nous motiver et nous galvaniser encore plus. »

« Une chaleureuse pensée pour Bernard »

À 25 ans désormais, celle que tout le monde surnomme “Dilou” apprécie avec une douce sérénité l’environnement qu’elle a choisi.

« Je veux remercier tous les bénévoles du club pour leur travail. Nous sommes la vitrine, mais il y a plein de petites fourmis derrière. J’ai aussi une chaleureuse pensée pour Bernard (Klein, décédé l’année dernière) qui m’avait accueillie à mon arrivée avec Alain (Dub). »

Samedi soir, Dalila Abdesselam viendra avec le sourire rejoindre ses coéquipières pour tenter de relever ensemble ce grand défi.

Dans son regard, on y lira de la concentration, de l’impatience, mais surtout autre chose, cette étincelle de malice qui sait si bien éclairer son jeu.

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