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Grande d’Est

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Oct 03 2018

Perrine Pratelli est née à Thionville, a grandi à Sarrebourg avant de passer par Metz et Épinal. Cette fois, c’est en Alsace, à l’ATH, qu’elle poursuit son exploration du Grand Est du handball pour s’élever encore.

Perrine Pratelli : « J’ai de la chance d’avoir un club de D2 à quarante-cinq minutes de chez moi ». PHOTO DNA – Ch.A.

Perrine Pratelli : « J’ai de la chance d’avoir un club de D2 à quarante-cinq minutes de chez moi ». PHOTO DNA – Ch.A.

Perrine Pratelli, c’est un tempérament. Cela s’observe sur un terrain de handball avec son style déterminé et généreux. Cela se relève aussi tout au long de son parcours lorsqu’elle a su, soit se laisser guider, soit provoquer sa chance.

« Ils en ont fait des kilomètres » 

Car jusqu’à ses dix ans, il n’y avait pas de ballon dans la vie de cette vive gauchère. « Je faisais de l’athlétisme, des haies, de la longueur, du poids et parfois des cross. Mais un jour, je suis allée voir une amie au handball et l’entraîneur m’a proposé de participer à la séance. Le soir même, il a envoyé un message à mes parents pour que je prenne une licence. »

Voilà comment Perrine Pratelli a commencé sa carrière de handballeuse. « J’aimais bien l’esprit d’équipe, la compétition et avoir une balle en main me plaisait. »

L’apprentissage se fera chez elle à Sarrebourg, suivie de près par ses parents et premiers supporters, Jean-Claude et Sylvie, par sa sœur Floriane, son frère Alexandre.

« C’est grâce à mes parents si j’en suis là aujourd’hui. Ils en ont fait des kilomètres pour me suivre. Ils viennent à tous les matches, ils ont même fait le déplacement au Havre. »

Une autre personne saura lui donner le goût de ce sport et de l’effort: Émilie Ruinet. « Elle m’a toujours accompagnée, elle était bien plus que ma coach. »

Les bases sont solides, l’apprentissage paisible, mais il est maintenant question d’autre chose. Et là encore, Perrine Pratelli saura écouter et saisir sa chance.

Jean-Yves Schaff, vice-président du club mosellan, lui glisse à l’oreille de passer les tests pour entrer au Pôle Espoirs de Metz. « Moi, je n’étais même pas au courant, sourit-elle. Au début, je n’avais pas envie de partir de la maison, mais après je n’ai pas hésité. »

Elle rejoint alors le club de Metz en même temps que le Pôle. « Ça commençait à ressembler à du haut niveau et je savais que je devais être à fond tout le temps pour m’améliorer. J’ai progressé physiquement avec les entraînements quotidiens et les séances de “muscu”, mais aussi dans ma vie de tous les jours. Cela m’a permis d’être plus autonome et aussi d’apprendre à vivre avec d’autres personnes. »

Trois saisons en moins de 18 ans, une autre en Nationale 1, des passages par l’équipe de France cadettes et voilà le moment d’un autre choix. « Je n’avais pas trop envie de faire un centre de formation, je ne voulais pas partir loin, alors j’ai demandé à faire des essais à Épinal. » Elle y vivra une saison pleine en N1.

« C’est un groupe ambitieux »

Et si quelques mois plus tôt, elle avait décroché son téléphone, elle a, au printemps dernier, écouté l’appel d’Aurélien Duraffourg, l’entraîneur de l’ATH. « Ça m’a intéressée tout de suite, encore plus quand j’ai su que l’équipe montait en D2, je n’ai jamais joué plus haut que la Nationale 1. »

La découverte se fait dans la sérénité. « Les gabarits sont plus costauds, ça court énormément et il y a plus de joueuses d’expérience, mais je me suis sentie à l’aise tout de suite. »

De même qu’elle a trouvé sa place dans sa nouvelle équipe. « C’est un groupe ambitieux qui a vraiment une grosse motivation que ce soit à l’entraînement ou en match. Il y a une bonne entente, de l’entraide et ça communique beaucoup. Ce que j’apprécie, c’est que l’on me dit les choses quand je dois m’améliorer ou quand c’est bien. Je sens aussi qu’Aurélien me fait confiance, je ne m’attendais pas à avoir autant de temps de jeu. »

L’ailière droite, qui a aussi souvent évolué au poste d’arrière, est en train de vivre un moment exaltant au sein d’un groupe en pleine réussite.

L’ATH, promu en D2, est en tête de sa poule. « Cela me donne encore plus envie de jouer le prochain match même si maintenant toutes les équipes vont nous attendre avec nos trois victoires. »

À 19 ans, celle qui apprécie de se dépenser sur un terrain – « Avant de jouer au handball, ma priorité, c’est courir » –, veut escalader une marche de plus. Sous le regard bienveillant de ses parents, son sport est devenu une quasi propriété. « Plusieurs fois, je voulais freiner pour privilégier mes études, mais ils m’ont dit : “Non, tu as quelque chose, continue”. »

Perrine Pratelli, qui entraîne les jeunes de l’école de handball, « ça me plaît de les voir souriants et heureux », se dirige vers un certificat d’animatrice sportive en attendant de passer le BPJEPS ou peut-être autre chose un peu plus tard.

Pour le moment, c’est une petite balle qu’elle a choisi de prendre en main qui capte toute son attention. Et la grandit…

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