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Tête chercheuse

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Sep 12 2018

Mathilde Plotton vient de poser ses valises dans le Kochersberg pour apporter ses talents de buteuse à distance à l’ATH, tout en cherchant à progresser encore.

Mathilde Plotton : « Ma force, c’est que j’ai toujours gardé la passion et le vrai plaisir de jouer, car malgré un côté parfois routinier, je m’éclate et je me donne à fond ».  PHOTO DNA – Ch.a.

Mathilde Plotton : « Ma force, c’est que j’ai toujours gardé la passion et le vrai plaisir de jouer, car malgré un côté parfois routinier, je m’éclate et je me donne à fond ». PHOTO DNA – Ch.A. 

 
« J’aime bien m’intéresser à ce qui m’entoure et ma passion, c’est d’essayer de comprendre. » Du haut de ses 19 ans, Mathilde Plotton s’est donné une belle philosophie de vie. Et cela explique aussi les différentes trajectoires de son joli parcours.

« Au final, merci maman ! »

À travers le choix de ses études d’abord. «  Je suis en deuxième année à Sciences Po Paris dans le cursus sportifs de haut niveau. J’ai l’opportunité de travailler chez moi, c’est parfois compliqué, ça dépend de la motivation du moment, mais je n’ai pas trop de mal, parce que les études, c’est quelque chose d’important pour moi. Avec les contraintes d’entraînement, de déplacement, je n’aurais pas pu trouver plus adapté. »

À travers sa façon d’appréhender le handball, ensuite. Dans le jeu d’attaque, depuis son poste d’arrière gauche.

« Vu mon gabarit (1m84) , ma spécialité, c’est vraiment le tir de loin. Je ne vais pas créer le jeu, je suis plus celle qui va exploiter les situations.  »

Mais davantage encore dans le travail défensif. « J’essaie d’avoir un certain impact physique, de la percussion. Et défendre, j’aime bien, c’est le domaine le plus important, surtout dans le handball français. Il y a du contact, de la bagarre et ce côté stratégique qui me plaît.  »

Tout cela a été cultivé avec application au fil des années. Après la découverte à Montbrison dans la Loire autour de ses parents, Valérie et Pierre, de son frère, Gabriel.

« Avec ma sœur jumelle, Pauline, on jouait au foot, une tradition familiale, mais ma mère en a eu marre que l’on ne soit qu’avec des garçons. Alors, elle a décidé de nous inscrire à un tournoi de handball. On a joué toute la journée et on a adoré. Il y avait une super-ambiance, on pouvait exprimer ce côté “guerrière” et trouver des petites combinaisons entre nous. Au final, merci maman !  »

Deux saisons se passent avant le déménagement à Toulouse, l’entrée au Pôle espoirs et la découverte du championnat de France à Tournefeuille. Cinq ans plus tard, le bac en poche, c’est le départ vers le centre de formation de Nice.

« C’était l’apprentissage de la vie d’adulte, loin de la famille. Il y a eu une période d’adaptation, mais le maximum est fait pour que l’on se sente bien. Je ne regrette pas d’y être passée, j’ai beaucoup appris au contact de grandes joueuses comme Karen Martin ou Linnea Torstenson qui n’hésitaient pas à partager leur expérience. »

« M’intégrer dans un collectif est un challenge pour moi »

Mais Mathilde Plotton avait envie d’autre chose, de continuer à apprendre dans un cadre plus confortable, plus douillet.

« Je n’ai pas encore la régularité pour m’exprimer au quotidien en première division et j’avais envie d’avoir un rôle important dans une équipe. »

Alors, son choix s’est porté sur l’ATH, en D2, elle qui avait déjà effectué un stage à Truchtersheim avec l’équipe de France (voir encadré).

« C’est top, je me suis super-bien intégrée que ce soit dans le handball ou avec les filles. Les entraînements me conviennent vraiment, sérieux, mais avec de la liberté dans le jeu. Le club est très structuré, tout est fait pour qu’on se sente bien. Et j’arrive dans une super-région où on mange bien, c’est très important pour moi. »

Mathilde Plotton, qui traverse sa vie en musique tout en jouant un peu de guitare et de piano, poursuit son apprentissage culinaire, mais pas que.

« Je suis venue pour progresser, perfectionner mon jeu et trouver la confiance qui m’a manqué. M’intégrer dans un collectif est un challenge pour moi, il y a plein de choses à chercher, Aurélien (Duraffourg, son entraîneur) et les filles m’aident pour y arriver. »

Cet été marque un grand tournant, c’est en effet la première fois que Mathilde et Pauline ne vont plus évoluer ensemble, cette dernière ayant signé à Bègles.

« Quitte à se séparer, autant le faire à fond, rigole-t-elle. Chacune est contente du choix de l’autre, on a trouvé un projet dans lequel s’épanouir. Mais on s’appelle souvent quand même, on garde notre contact très particulier. »

Avec son style tranchant, sa puissance et sa hauteur de vue, Mathilde Plotton sera une figure importante de l’ATH cette saison. Façon tête chercheuse de but.

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