MS=ms70786492
*
Top_Lucie
Menu
Sep 03 2018

   Achenheim/Truchtersheim va (re)découvrir la Division 2 en fin de semaine. Petit tour d’horizon avec Aurélien Duraffourg qui va y entamer sa cinquième saison d’entraîneur.

Aurélien Duraffourg : « Le but est de rester en D2, c’est fondamental ».  PHOTO DNA – Ch.A.

Aurélien Duraffourg : « Le but est de rester en D2, c’est fondamental ». PHOTO DNA – Ch.A.

– Dans quelques jours va commencer le championnat de D2, à quoi faut-il s’attendre ?

– À un challenge, sportif, structurel et humain de très haut niveau. Ce sera un cheminement avec plein de petites étapes qu’il ne faudra pas rater.

Le niveau sera largement plus fort et plus dense dans toutes les composantes du jeu. Il faudra être meilleur partout.

« Le groupe doit se voir en mouvement »

On y a réfléchi depuis longtemps, on a fait un travail de base et toutes les joueuses ont dans leurs jambes le niveau D2. Elles devront parvenir à se sublimer dans le travail collectif pour rendre une copie performante. 

  – Quel caractère avez-vous souhaité donner à votre groupe ?

–  On a fait des choix forts dans le recrutement. Certaines ont encore une marge de développement intéressante, d’autres sont dans une phase de polissage. Le groupe doit se voir en mouvement. Talentueux, travailleur et humain, c’est-à-dire capable de dégager des valeurs fortes pour trouver un supplément d’âme. Ce sera un élément important quand tout ne se déroulera pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.

– Votre effectif a pris une dimension plus internationale…

–  Pas tant que ça. Il est surtout très local, sur dix-sept joueuses, onze sont issues de la région Grand Est. Mais on a aussi voulu s’attacher les services de certaines ayant la connaissance des compétitions internationales. Elles pourront aider les plus jeunes à travailler sans pression et répondre à des moments importants quand le résultat sera prépondérant.

– Votre style de jeu va-t-il changer ?

–  Oui, forcément, et c’est nécessaire. Mais les fondamentaux resteront proches des convictions que l’on porte avec le staff. Bien défendre pour récupérer des ballons, offrir du handball spectacle, un jeu rapide, viser le rapport de force et développer une approche tactique de la dialectique attaque-défense.

– Comment gérer un championnat en deux phases ?

–  Beaucoup se posent la question. Je crois qu’il ne faudra pas faire de calcul tout en étant conscient des règles. Le premier match peut déjà être décisif. Nous allons travailler pour être compétitif, avec l’envie de gagner chaque rencontre. En respectant tout le monde, mais en n’ayant peur de personne. Il faudra être ambitieux.

« Ce n’est pas un aboutissement, mais une étape »

– Le but serait de jouer les play-offs ?

–  Le but est de rester en D2, c’est fondamental avant de voir plus haut, car notre territoire mérite un grand club de hand féminin de haut niveau. Plus vite cet objectif sera rempli, mieux ce sera. Mais si on doit se sauver à la dernière seconde du dernier match, ça ira aussi.

– En près de vingt ans, les trois dernières tentatives de maintien en D2 ont été des échecs pour les clubs bas-rhinois (ASPTT, ELFES, ATH), quels seront les pièges à éviter ?

– C’est très compliqué de répondre. Cela voudrait dire que l’environnement n’a pas évolué. Or, le niveau d’exigence est monté en flèche. Sportivement, mais aussi structurellement et financièrement. Aujourd’hui, la D2 est l’antichambre de l’élite et regroupe de grandes métropoles comme Le Havre, Paris, Lyon ou Cannes.

Croire que l’on est arrivé à la fin d’un cheminement serait une faute intellectuelle et professionnelle. Ce n’est pas un aboutissement, mais une étape vers quelque chose. Cette saison ne doit pas être vécue comme une récompense. Au contraire, il faut continuer à animer notre territoire en intégrant le plus de monde possible dans cette réflexion. Et toujours regarder devant, plus haut, en exploitant toutes les opportunités qui s’ouvrent à nous.

Après une saison 2017/2018 sans descente, il va falloir se réhabituer à une configuration des championnats plus traditionnelle. En D2F, le grand défi pour l’ATH sera de disputer les play-offs lors de la deuxième phase pour éviter le stress des quatre relégations. En N1F et N2F, les trois derniers vont chuter d’un cran.

Commentaires 0
boutons bas page
Pseudo :
User-Login
Votre E-mail