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Sep 03 2018

Fanny Lenhard, c’est un peu le baromètre de la réserve d’Achenheim/Truchtersheim. Son activité permanente comme son sens de la compétition sont des biens précieux.

Fanny Lenhard, handballeuse-bagarreuse.  PHOTO DNA – Ch.A.

Fanny Lenhard, handballeuse-bagarreuse. PHOTO DNA – Ch.A.

« Ce que j’aime dans le jeu, c’est la bagarre. Si on me met un coup, j’aime bien le rendre, mais attention gentiment, je ne suis pas méchante. C’est pour ça que j’adore défendre. Ça ne me fait pas peur, même si j’ai parfois des “arbres” en face de moi. »

Pour comprendre qui est Fanny Lenhard, 1m69 de dynamisme, il faut l’observer en défense. Visage fermé, concentré, appuis aériens. De préférence à ce poste de pivot avancé pour gêner la circulation de balle adverse.

« J’aime bien parce qu’on peut vite partir en contre où je peux développer mes petits instincts d’attaque. Mais, mon réel problème, c’est que je fais tout le temps empiétement, rigole-t-elle. Un de mes objectifs de cette saison sera d’en faire moins. »

  

Formée au HBC Seltz, par Maria Cerezo, notamment, « sans elle, je ne serais pas là », elle a gardé un lien fort avec ce club attachant d’un village où elle habite toujours. « Dès que je peux, je vais voir mes copines, je leur dois bien ça. »

C’est là que tout a commencé, ses six premières bougies à peine soufflées. « Mes parents, Séverine et “Charly”, sont sportifs, ma grande sœur, Betty, jouait au handball. Moi, je faisais aussi de la gym quand mon père m’a demandé de choisir. J’ai choisi le hand. Pourquoi, je ne sais pas, mais je n’ai pas du tout regretté, même si j’ai perdu ma souplesse. »

C’est aussi là qu’elle a croisé la route de Yara Hodeib. Les deux amies vont suivre un itinéraire commun, rejoignant l’ATH en même temps que le Pôle de Strasbourg il y a quatre ans.

« Je ne serais pas partie toute seule, elle non plus je pense. On a toujours été ensemble et là, comme elle va partir quatre mois en Australie, je suis un peu triste de ne pas faire la reprise avec elle. »

Fanny Lenhard, dont le père « conduit le minibus à chaque déplacement », apprécie d’avoir été si bien guidée. « J’ai la chance d’avoir des parents qui ont toujours été à fond derrière moi. J’ai seulement le permis depuis un an et demi, avant ce sont eux qui me conduisaient à l’entraînement. »

« Je suis un peu la vieille jeune du groupe »

À 19 ans, titulaire d’un diplôme d’animatrice sportive (en quête d’emploi), elle va effectuer sa deuxième saison en Nationale  2. La première ayant été un peu plus compliquée que prévu.

« On a clairement vu le changement de niveau par rapport à la N3. On a souvent perdu d’un but. Je déteste perdre et quand c’est à la dernière seconde c’est encore plus frustrant. Mais c’est comme ça que l’on apprend, il faut l’accepter. C’était une année test pour que celle-là soit mieux. »

Avec un an d’expérience en plus, la saison à venir est espérée plus piquante. « J’attends une rébellion, on est parfois un peu trop gentilles sur le terrain, on ne fait pas peur. »

Et Fanny Lenhard, qui aime « faire rire » ses coéquipières et choisir la musique d’ambiance dans le vestiaire – « ça les rend folles et c’est trop bien » –, tiendra de nouveau un rôle particulier depuis son poste d’ailière gauche.

« Je suis un peu la vieille jeune du groupe. Je suis entre les deux, je m’entends bien avec tout le monde. Et j’aime bien diriger un peu les plus jeunes qui viennent souvent vers moi quand elles sont perdues. »

Avec son souffle et son enthousiasme, Fanny Lenhard fera assurément, à son tour, un bon guide.

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